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lundi 27 décembre 2010

Fin du Tour du Monde

Ça y est. Ça, c'est fait. Un rêve de plus réalisé. Me voilà de retour en France après un voyage qui a duré 597 jours. J'ai traversé 24 pays.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, cela n'a pas été difficile. Bien des gens m'ont demandé si j'avais eu des "galères". Mais qu'est-ce qu'une galère? Pour moi, c'est si je ne trouve pas d'endroit où dormir à l'abri de la pluie ou du froid, si je n'ai pas de quoi boire ou manger.
Quel pays ai-je préféré? J'ai eu la chance d'avoir vécu des expériences extraordinaires dans chacun des pays visités, il m'est très difficile de répondre à cette question.
Une chose est certaine, il me faudra retourner en Inde, en Amérique du Sud et Centrale. Je n'ai pas eu le temps de voir tout ce que je voulais voir, et j'avoue sur la fin, l'envie. La fatigue de bouger tous les 2 ou 3 jours, refaire le sac, trouver la bonne compagnie, la moins cher, tourner pour pouvoir trouver le bon hôtel, le moins cher...

Qu'il est difficile de faire un bilan! J'ai des images, des souvenirs pleins la tête! Mais je ne vais en aucun cas poursuivre mon chemin dans le souvenir. Je compte repartir très prochainement.
Le départ pour le Cambodge est pour l'instant prévu le 18 janvier 2011. Je compte m'installer là-bas pour y enregistrer un album, écrire un livre sur cette aventure, et l'illustrer avec mes dessins. Je vivrai de la guitare, des cours que je pourrais donner, et éventuellement de la plongée, dans le sud du Cambodge.

Jusque là, je serai dans le Sud de la France et passerai les quelques jours qui précèdent mon départ en région parisienne.

Je tiens à remercier tous ceux et celles qui m'ont suivi dans mon aventure, qui ne m'ont pas oublié malgré la distance et le temps. J'espère que vous avez pris du plaisir à lire mes messages et à regarder les photos.

Peut-être recommencerai-je un nouveau blog pour ma prochaine expérience en extrême orient. Je voyagerai sans doute en Mongolie, Chine, Myanmar et Malaisie.

A très bientôt

Guatemala, Aberration de l'immigration américaine et fin du voyage

Lundi 20 Décembre 2010
Je suis arrivé à Antigua avant hier soir. Sandrine te moi avons passé la journée d'hier à nous promener dans cette ville coloniale aux bâtiments colorés. Nous avons évidemment fais quelques achats. Il est difficile de résister à l'artisanat guatémaltèque, riche en couleurs, originalité et diversité.

Aujourd'hui, nous prenons notre avion pour Miami puis Paris. Une fois au comptoir American Airlines à l'aéroport de Guatemala City, on nous apprends que Sandrine ne peut pas embarquer à bord de l'avion puisqu'elle n'a pas d'ESTA ou de Visa, même si elle ne sort pas de la zone de transit.

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L'immigration américaine interdit aux compagnies aériennes à destination des Etats-Unis de laisser embarquer des passagers qui n'ont pas de Visas ou Esta même s'ils ne quittent pas la zone de transit. Le problème est le suivant: Selon l'OACI, qui régit les lois aéronautiques internationales du transport aérien, tout aéroport a une zone de transit, ou franche. Cette partie de l'aéroport n'appartient pas au territoire sur lequel il est construit. C'est une zone internationale. Aucun Visa ne peut être demandé dans cette zone.
L'immigration américaine s'autorise à s'approprier cet espace international et à exiger un Visa aux passagers transitant aux Etats-Unis, même s'ils n'ont aucun bagage enregistré. Une autre aberration est que malgré tout, à Miami, il y a toujours des Duty Free. Ce genre de commerce n'est pourtant possible qu'en zone franche.
Jusqu'où ira l'administration américaine dans le passe droit, la paranoïa, et la bêtise?
Jusqu'à quand les autres pays vont-ils laisser faire et s'écraser?

Ce message n'a pas pour but de créer une haine envers les citoyens américains qui subissent les conséquences de leur administration, mais simplement de dénoncer ses excès et ses abus d'un pouvoir qu'elle n'a pas. Soyons assez intelligents pour faire la différence.

(fin du passage à copier)

La conséquence est que Sandrine a perdu 600 euros de billets d'avion et qu'elle a dû dépenser 1200 dollars supplémentaires pour prendre une compagnie qui ne transite pas par les USA, et rester deux jours de plus toute seule au Guatemala. Elle est arrivée chez ses parents le 24 décembre.

Honduras, Episode III et Fin: Copan

Vendredi 17 Décembre 2010
Copan est une petite ville très jolie construite sur un flan de montagne. Elle entourée d'autres montagnes, couvertes de jungle. Les rues sont pavées et semblent toutes se disperser depuis la place principale, centre de vie de la ville.
Je parcours le kilomètre qui sépare la maison de Marion aux ruines Mayas. Trois cent mètres séparent l'entrée du site aux ruines en question. Je ne sais pas à quoi m'attendre. Pour mon plus grand plaisir, peu de touristes arpentent les différents chemins et sentiers qui serpentes entre les temples ou pyramides. Mon sentier aboutit sur une immense place couvert d'une pelouse que n'importe quel propriétaire de jardin aimerait posséder, avec une petite pyramide à 3 niveau et quelque statues, protégée de la pluie par des toit en taule. Sur ma droite, un temple devant 2 autres pyramides bien plus haute dont une est en restauration et la deuxième attendant son tour. J'emprunte un escalier qui contourne la deuxième qui commence dans la jungle. En haut, je découvre une deuxième place avec un autre pyramide. Encore derrière, un site de vie pour les nobles. Je passe quelques heures à dessiner et vais visiter le musée par la suite. Les archéologues y ont entreposé des statues originales, des façades afin de les protéger des aléas météorologiques.


Je passe une dernière soirée et matinée, puis je prends la direction du Guatemala pour retrouver Sandrine qui y a passé 6 semaines pendant que je plongeais.

Honduras, Episode II: Fin de mon séjour à Utila

Jeudi 16 Décembre 2010
Déjà un mois et demi que je suis sur Utila. J'aurais plongé 110 fois. Le centre de plongée Paradise Divers était vraiment celui qui me convenait. Que d'expériences!! Descente à 61.4m, plonger sans gilet, seulement avec la bouteille dans les bras et le détendeur en bouche, sans ceinture de plombs, sauter à l'eau le masque autour du cou, les palmes sous un bras, le scaphandre dans l'autre, le détendeur en bouche, et s'équiper en plongeant.
Un jour, alors que j'assiste un cours d'Open Water, je repère sous un rocher une queue qui ressemble à celle d'une murène, mais elle me semble étrange. Je nage de l'autre côté du rocher pour voir la tête de la bête. Ce n'est pas un murène mais... un requin!!! Ça surprend. C'est un reef shark, requin de récif, inoffensif. Mais quelle rencontre, ma tête à moins d'un mètre de la sienne, ses yeux blancs dont on n'est pas sur qu'ils nous regardent.

Ce matin, à 5h30, il fait beau et la mer est calme. Le quai du ferry s'anime doucement pour le départ de 6h20. Cela faisait 3 jours qu'il n'était pas venu à cause de la météo. J'ai de la chance. Je salue une dernière fois Farron, le capitaine du "II Brother III" le bateau du Paradise, qui est là.
Le Ferry est ponctuel. Nous passons devant Light House, un mini phare indiquant les bas-fonds au sortir de la baie. Je reconnais une dernière toutes les bouées indiquant les sites de plongées. Je suis déjà nostalgique.
Nous accostons à La Ceiba vers 8h. Mon objectif de la journée est d'atteindre Copan, une petite ville à la frontière du Honduras et du Guatemala, où des ruines Mayas sont à voir, parait-il. J'opte pour un bus d'une bonne compagnie, certes plus onéreux, mais plus rapide et confortable. Je n'ai plus la foi pour chercher le moins cher et le plus roots.

J'atteinds Copan Ruinas vers 18h. Je contacte Marion, une française vivant ici, qui m'a été présentée par Angela, une amie Hondurienne de Utila; qui m'ouvre les portes de sa maison.

samedi 4 décembre 2010

Quelques nouvelles du Honduras

Vendredi 3 Décembre 2010
Je suis toujours sur l'ile d'Utila, dans les Caraibes. Je plonge tous les jours. si le bateau ne sort pas, on prend un canoé et on y va! Nous sommes les seuls à faire cela. Les bateaux des autres centres de plongee doivent se posser des question à la vue d'un petit canoé avec 3 bonhommes à bord en tenue de plongee. Mon cours touche bientot à sa fin. Le centre m'oofre 2 spécialités: La plongée profonde (je suis descendu à 55,9 mètres hier) et le NITROX (mélange d'air différent dans la bouteille).

Les plongées sont à chaque fois palpitantes. Nous voyons des rascasses, des murènes, tortues, langouste, nudibranches, poissons anges, poissons perroquet, et aujourd'hui un requin de 2 mètres se reposant sous un rocher. Et pleins d'autres espèces.
Je reviens d'une plongée de nuit, qui est en plus ma 100 ème expérience sous-marine!!!!

Mon centre de plongée, Paradise Divers et un petit centre, à l'ambiance familiale. Nous organisons régulièrement des barbecues, ou nous sortons ensemble. L'esprit est à la fete ici.
Il ne me reste que 13 jours à passer ici, je compte évidemment en profiter à 200%!

jeudi 18 novembre 2010

Honduras, Unique Episode

Mercredi 17 Novembre 2010
Voila 2 semaines que je suis sur l'ile d'Utila dans les Caraibes. Je suis en train de passer mon Dive Master, un niveau de plongee qui me permettra d'emmener des gens avec moi, et d'etre paye pour le faire. Je plonge tous les jours entre 2 et 4 fois. Parfois sur epave, ou dans des grottes, de nuit... J'ai bein entendu des cours, des examens, mais bon, je m'en sors. Le cadre n'est pont deplaisant. Mon hebergement donne a l'ouest. Je vous laisse imaginer les couchers de soleil sur la mer.
Autre chose interessante, je parle espagnol et anglais en permanence. Meme mes cours sont en espagnol et mes tests en Francais et en Anglais. Je joins donc l'utile a l'agreable.
Il m'arrive de jouer dans les bars. Les fetes sont regulieres. Bref, une fin de voyage ideale!
Je compte rester ici jusqu'au 15 decembre, et rejoindre Guatemala City le 20 Decembre.

Desole de ce mois de silence!

Je promets un message de fin de voyage digne de ce nom et de mettre quelques photos de ma petite ile!

vendredi 29 octobre 2010

Nicaragua, Episode IV: Matagalpa et Estelli

Mercredi 20 Octobre 2010
Nous montons sur Matagalpa, sur le chemin du Honduras. C'est une ville de 500 000 âmes où un ami de Sandrine y a une maison. Même si celui-ci vit en Suisse, il a prévenu ses belles soeurs qui y vivent de notre arrivée. Nous nous y reposons presqu'une semaine. Le fait d'avoir un accès à une cuisine est assez agréable, ainsi que de ne pas avoir à se poser de question sur les prochains moyens de transport, d'hôtels à chercher etc.

Mardi 26 Octobre 2010
Toujours plus au Nord! Cette fois-ci, nous nous arrêtons dans la petite ville d'Estelli, à 2 heures de bus de Masaya. Il y a peu de choses à faire à Estelli sinon visiter le musée dédié aux héros et martyres de la révolution nicaraguaienne, dont de grandes batailles ont eu lieues dans la région.
Un petit peu d'histoire:
Dans le début des années 30, le régime conservateur mené par Somoza et sa garde nationale entrainée par les américains, est confronté à un groupe de rebelles mené par Sandino. Malgré de faible moyens, Sandino fait beaucoup de mal et, lors d'un repas "de paix" à la présidence (Somoza), il est assassiné par la garde nationale. S'en suit 40 ans de règne par Somoza et sa famille qui arrivent à s'approprier en terre, la surface équivalente de leur pays voisin le Salvador.
Le 23 décembre 1972, un tremblement de terre dévaste Managua, rasant 250 blocs, tuant 6000 personnes et en laissant 300 000 sans abri. La famille Somoza garde pour elle toutes les aides internationales et laisse le pays souffrir et mourir.
En 1974, le parti Sandiniste FSLN kidnappe des membres du pouvoir demandant en échange la libération de prisonniers Sandinistes. Les Samoza répondent par une campagne de massacres qui dure deux ans et demi.
19 Juillet 1979, les Sandinistes font une marche victorieuse sur Managua. Au-delà de la pauvreté, l'illétrisme et la santé précaire du peuple, la révolution aura tuée 50 000 personnes et laissée 150 000 sans abris.
Le président Carter (US) envoie 75 millions de dollars pour aider à reconstruire le pays. Puis arrivent au Nicaragua des soviets et des cubains. Des bruits courent que les Sandinistes aident à armer les rebelles de gauche au Salvador.
Janvier 1981: Reagan arrive au pouvoir. Il coupe les aides et finance les Contras (ancienne garde nationale), opposants aux Sandiniste. Puis il créé un embargo sur le Nicaragua et insite d'autres pays à le soutenir en 1985. La même année, le sénat américain vote la cessation du financement des Contras. Reagan et son administration font vendre par la CIA, illégalement, des armes à l'Iran, l'argent récupéré allant directement aux Contras. Ce qui a fait un scandale connu chez nous sous le nom de "Iran Gate".
25 février 1990, le parti opposant UNO soutenu par les US (promettant de lever l'embargo si l'UNO passe au pouvoir)... gagne les présidentielles. L'embargo est levé, les Contras cessent la guerre et les aides entrent de nouveau.
En 1996, nouvelle tentative du FSLN en vain. S'en suit un enchaînement de problèmes de corruption, d'accusations...
En 2001, Ortega (FSLN) accuse son 3ème échec aux élections. Celui marque tout de même des points en dénonçant les menaces de l'administration W Bush s'il était élu. C'est finalement le cas en 2007, et il proclame une ère d'Unité Latino Américaine de gauche, laissant un peu les US et quelques investisseurs pantois.

Nicaragua, Episode III: Masaya

Dimanche 17 Octobre 2010
Nous arivons à Masaya, à environ 30 kilomètres à l'Est de Managua en début d'après-midi.
Nous y visitons le "Mercado Viejo" détruit pendant la révolution et reconstruit par la suite. Ici, on vend et fabrique les hamacs, de toutes tailles et couleurs. Le cuir est aussi présent. Ce marché est magnifique par son agencement et ses couleurs. Il est aussi très propre et ici, nous ne sommes pas agressés par les vendeurs, plutot emprûnts d'une nonchalance, semblant coutumière sous ces latitudes.
Dans ces villes coloniales, les maisons sont construites avec des toits végétaux, très hauts. Les pièces sont très grandes et la plupart dispose d'une cour intérieure ornée de plantes. Les murs sont peints de couleurs vives, ce qui confère aux rues une atmosphère très fraîche et agréable.

Mardi 19 Octobre 2010
A une petite dizaine de kilomètres à l'Ouest de Masaya culminent deux volcans dont l'un d'eux est en activité. A 1.5 kilomètres de l'entrée du parc, qui se trouve sur l'axe Masaya Managua, est implanté le "visitor center". C'est un musée sur la géologie des lieux et de la Terre en général, mais principalement axé sur la vulcanologie. Sont montrées aussi toutes les espèces qui ont peuplées et qui peuplent encore le site. Notament cette espèce de perruche verte qui vit dans les aspérités au-dessus du cratère en activité, dans les gaz sulfureux, afin de se protéger des prédatreurs.
Nous décidons de continuer à pied, par soucis d'économie, et de rejoindre les fameux cratères à 4 kilomètres de là. Il se met à pleuvoir, ce qui déclenche une forte montée de gaz que le vent rabat sur nous. Le souffre nous pique à la gorge. Un des gardes du parc nous rejoint à velo. Il porte un masque pour se protéger des émanations toxiques. Il nous explique l'activite anormale du volcan en précisant que nous pouvons continuer, sauf si "tout le monde" se met à descendre. Dix minutes plus tard, une voiture du parc s'arrête à notre hauteur et nous emmène aux cratères. La pluie s'est arrêtée. Nous contemplons alors cette ouverture parfaitement circulaire d'une petite centaine de mètres de diamètre d'où sort une épaisse fumée jaunâtre.
Puis nous montons, et sommes étrangement les seuls à le faire, en haut du Volcan Masaya. Cela ne représente que 15 minutes de marche à partir du premier cratère. Ce volcan est inactif depuis le XVIII ème siècle, et le fond de son cratère est une petite forêt vierge avec un véritable écosysteme.

mardi 19 octobre 2010

La Guitare de Voyage

Pour la première fois, je vous montre une photo de cette extraordinaire guitare qui a résisté à tous les trajets depuis l'Afrique.

Bilan Itinéraire (ça faisait longtemps...)

Pour la première fois je crois, vous allez pouvoir voir presque tout mon trajet en Amérique du Sud. Je dis presque puisque ma carte s'arrête peu avant la frontière Nord du Pérou.
Puis, bien sûr, la carte du Monde (qui commence à souffrir sérieusement).

Nicaragua, Episode II: Ile d' Omepete

Mercredi 13 Octobre 2010
De Managua, nous rejoignons Granada, au bord du Lac Nicaragua. Après une nuit dans cette charmante ville coloniale au style (évidemment) espagnol très prononcé, nous embarquons sur un ferry pour l'île d'Ometepe.
Cette île est composée de 2 volcans dont le plus grand, Concepcion (1600 mètres environ), est toujours en activité.
La plage de Santo Domingo est connue pour être la plus jolie de l'île... en saison sèche. Elle est aujourd'hui inexistante, recouverte par les eaux du Lac. Il est le plus grand lac d'eau douce d'Amérique Centrale. Des requins d'eau douce y évoluent. il constitue une énorme ressource naturelle, malheureusement menacée par la pollution humaine. La surface d'Omepete est partagée entre la jungle et les plantations de bananiers.
Pour les petits désagréments: Nous passons 3 nuits sur cette île. La première chambre est infestée de milliers de moucherons que nous devons chasser de nos draps et oreillers avant de mettre notre moustiquaire (non fournie) en place. Dans les 2 hôtels suivants, nous subissons des coupures d'eau, ce qui nous surprend au milieu d'un lac de 250 kilomètres de long...
Omepete n'en demeure pas moins très jolie. Nous ne grimpons hélas pas sur un des volcans à cause de la météo, un chapeau de nuage couvrant les sommets et les chemins rendus boueux par la pluie nocturne.

Nicaragua, Episode I: Little Corn Island

Jeudi 7 Octobre 2010
Nous nous réveillons paisiblement, dans notre petit bungalow à 15 mètres de la mer, après une bonne nuit de sommeil. Sable blanc, palmiers et tranquillité. Ici, pas de véhicule motorisé. La surface de l'île n'excède pas 2 kilomètres carrés. Tout se fait à pied. Nous nous promenons, nous baignons. C'est la saison basse. Très peu de touristes, une vingtaine maximum. Le bonheur!
Nous nous renseignons pour plonger. Le vent souffle fort la nuit, la visibilité sous-marine en est très réduite. On nous conseille d'attendre un peu. Comme les restaurants sont chers, nous optons le midi pour le sandwich tomate, fromage local que nous préparons nous même. nous découvrons alors le Pan Coco. C'est tout simplement une miche de pain moelleux à la saveur noix de coco, et c'est délicieux.

Samedi 9 octobre 2010
Je fête mes 30 ans!!!
L'île est calme. Pas de grosse fiesta mais on s'offre quelques verres de Cuba Libre, nommé ici Nica Libre.

Lundi 11 Octobre 2010
Le vent est enfin tombé! La mer est calme! Nous pouvons plonger. Nous découvrons 3 sites différents aujourd´hui. Même si les plongées sont sympas (nous voyons raies, langoustes, crevettes en tous genres, poissons anges, rascasses, triggerfish...), rien à voir avec les aquariums géants Thaïs ou Indonésiens.
Le lendemain matin, nous enfilons nos scaphandres pour 2 plongées supplémentaires. La deuxième est vraiment divertissante. Nous évoluons dans des couloirs sablonneux entre les massifs de coraux. Nous croisons quelques barracudas.
Le soir, quelques touristes vivant de notre coté de l'île organisent un feu de camp sur la plage. Je sors évidemment la guitare et me rassasie en Rhum entre 2 chansons. Je me couche un peu avant minuit, se qui est tard ici, compte tenu que la nuit tombe être 17h30 et 18 heures. Cela signifie que la soirée a été bonne.

Mercredi 13 Octobre 2010
Nous embarquons sur le bateau navette de 6h30 ce matin, pour retourner sur Big Corn island afin de prendre l'avion de 8 heures pour Managua. A peine sommes-nous montés à bord qu'une pluie diluvienne s'abat sur nous. Une bâche plastique est prévue. Ce sont les passagers qui la tiennent pour se proteger. La pluie perdure toute la traversée, celle-ci relativement mouvementée par une mer agitée. Cette traversée ne dure que 30 minutes mais nous sommes contents de débarquer.

Voyage Pérou - Costa Rica - Nicaragua

Mardi 5 Octobre 2010
Nous prenons l'avion ce matin pour San Jose au Costa Rica. Ce pays est parait-il magnifique, mais hors de prix. Nous décidons d'acheter des billets de bus pour Managua, au Nicaragua. Déjà, on nous parle en Dollar... ce qui annonce la couleur du coût de la vie. Nous optons pour le premier bus , qui part à 3 heures du matin. Plus que 11 heures d'attente. Nous partons manger... avec nos sacs, car malgré les 64 Usd que nous venons de payer, ces antipathiques employés de Tica Bus refusent de nous les garder. S'offre alors à nous un large choix de de snacks et fast food... Nous tuons le temps en jouant aux cartes dans une food court, ou sur Internet. Nous retournons au terminal de Tica Bus vers 20 heures, la ville commençant à être dangereuse à ces heures.
Peu à peu, les employés éteignent les lumières de la salle d'attente, se fichant éperdument des voyageurs. L'heure de départ arrive finalement. Alors que Sandrine et moi nous réjouissions des températures agréables du Costa Rica, nous voyageons dans un bus non pas climatisé, mais plutôt genre congélateur...
Le bus entre en gare à Managua vers 11h30. Nous sautons dans un taxi pour l'aéroport. Le vol de la "Costeña" pour Big Corn Island décolle à 14 heures et nous n'avons pas de réservation. Nous tentons notre chance. Nous choisissons évidemment le taxi le plus lent du monde!
Il n'y a pas de distributeur de billets sur la minuscule île Little Corn Island. Je retire 400 Usd alors que j'en voudrais le double. Ma banque me joue encore des tours...

Nous obtenons des places dans l'avion. Celui-ci atterrit 1h30 plus tard sur Big Corn Island, d'où il nous faut 30 minutes de bateau pour rejoindre Little Corn.

lundi 18 octobre 2010

Pérou, Episopde VI et fin: Chachapoyas et ses environs

Dimanche 26 Septembre 2010
Un des sites à ne pas manquer est celui des cascades de Gocta. Ce sont 2 chutes dont la hauteur totale est 771 mètres. Elles sont les troisièmes plus hautes chutes du Monde derrière celles du Venezuela et de l'Afrique du Sud.
Deux heures de chemin sinueux montant et descendant à travers la jungle sont nécessaires avant de parvenir au pied de ces géantes.

Lundi 27 Septembre 2010
Nous partons pour 4 jours en circuit-trek dans les grands alentours de Chachapoyas. Aujourd'hui est consacré à la visite du "Pueblo de los Muertos" (village des morts) et des sarcophages de Karajia.
Le Pueblos de los Muertos est un ensemble de ruines à flan de falaise. Il date du XIII ème siècle. Il a été détruit entre autre par les espagnols dans leur conquête de l'or. Nous pouvons trouver deux types de construction: les carrées et les rondes. Les carrées sont uniquement funéraires, à savoir qu'on y trouve des os humains; et les rondes qui cumulaient les fonctions d'habitation et de vie courante, ainsi que les fonctions funéraires. Nous trouvons aussi, dans presque toutes les cavités naturelles de la roche, des sarcophage dans lesquels des ossements ont résisté au temps, ainsi que des momies.; sachant que la momification était réservée aux gens importants. Pour les ossements, on faisait sécher le mort environ un an dans une cave, le temps qu'il ne reste quel os. On réunissait ceux-ci et on construisait le "sarcophage" en terre par dessus. Les sarcophage étaient plus ou moins bien élaborés.
Ceux de Karajia en sont des plus beaux exemples.

Le soir, on nous dépose dans une maisonnette au milieu de la vallée Bellen, à 2800 mètres d'altitude, caractérisée par ses méandres au milieu d'une prairie vert tendre, entourée de montagnes. C'est le stéréotype même de la rivière dessinée par un enfant.
Nous passons la journée du lendemain à marcher avec Manuel, notre Guide.

En chemin nous nous arrêtons pour contempler des ruines de la culture Chachapoyas dans la jungle couvrant la montagne. Lorsque les espagnols ont débarque vers 1500, il y avait 10 à 12 millions d'indigènes. En 1600, ils n'étaient plus que 2 millions. Ces villages ont été dévastés ou vidés au XVII ème siècle, leurs populations asservies par les espagnols et poussées au Catholicisme.
Initialement, la culture Chachapoyas adoptait le système social communautaire "Ailu". Cela consistait au fait que personne n'était propriétaire d'une terre, sinon la communauté. Tout le village travaillait ensemble. Au niveau des mariages, les jeunes couples effectuaient une période probatoire de 2 ans, à la fin de laquelle le mariage était celé. Sinon, on recherchait un autre conjoint. En cas d'infidélité de la femme, elle était logée à part, à un endroit que tout le monde pouvait voir et pointer de doigt. Si l'homme fautait, il était roué de coups, s'il insistait, il rejoignait les femmes infidèles.
Il n'y avait que 3 lois chez les incas: Ne pas voler, ne pas mentir, le devoir de travailler.

Mercredi 29 Septembre 2010
Après une nuit dans u petit village, nous enfourchons des chevaux, pour moi, une mule... et entamons une ascension pénible (pour les bêtes et pour nous aussi) de 5h30, coupée par une pause repas dans une maisonnette tenue par un couple dont l'homme est âgé de 91 ans. Pour le ravitaillement? C'est à cheval que cela se passe... Nous descendons de nos montures à un col de 3400 mètres, dans le vent et les nuages et entamons une descente de 2 heures. Le soleil réapparaît au fur et à mesure que nous nous approchons de la vallée. Nous essuyons 2 ou 3 averses avant d'arriver à notre village escale.
Le repas de Lomito saltado (boeuf accompagné de riz, oignons, tomates et frites) précédé d'une bonne soupe nous fait le plus grand bien.


Jeudi 30 Septembre 2010
Ce matin, nous attendons un chauffeur venant de Chachapoyas qui doit nous emmener à Kuelap, à 210 km de notre position. Celui-ci arrive tardivement dans un mini van empli d'une huitaine de touristes.
Kuelap était une ville fortifiée en haut de la montagne. Elle mesure 484 mètres de long sur 110 de large. Il a fallu peut-être plusieurs siècles pour l'achever. Sur les couches les plus hautes, on retrouve l'influence inca avec des maisons carrées. Ces derniers, très colonisateurs, s'inspiraient des techniques de constructions des peuples vaincus, réduits à l'esclavage.
A la base, chaque maison avait un "cuiero où circulaient librement les cuies, cochon d-inde, mets préféré des péruviens depuis plus de 2000 ans. De même, un trou d'1,20 mètres de profondeur était creusé au milieu de la maison dans lequel on gardait au frais les aliments et... les morts.
Nous sommes de retour à Chachapoyas vers 16h30. Le temps de prendre une excellente douche chaude et de mettre des vêtements propres, régler nos dernières dettes à l'hôtel, avant d'attraper le bus de nuit pour Chiclayo, que nous rejoignons le lendemain matin un peu avant 6 heures.

Vendredi 1er Octobre 2010
Chiclayo est une ville étrange. Les gens semblent nous regarder bizarrement, pas dans le bon sens du terme. Cet après-midi, nous nous aventurons dans le "mercado modelo" ( marché modèle). Il ressemble à beaucoup de grands marchés dans le monde sauf que, dans celui-là, il y a l'allée des herboristes shamans. Nous achetons une dose de préparation à base de Cactus San Padro, aux propriété hallucinogènes. On a juste halluciné de voir qu'il ne nous faisait aucun effet, l'arnaque...
Quelques sites intéressants sont à voir dans les parages mais Sandrine ne se sent pas très bien, et de mon coté, je ne suis pas très motivé. Nous nous reposons pendant 2 jours.

Petite Anecdote:
Samedi soir, nous commandons dans un restaurant une bonne salade concombres, tomates, laitue. Nous sommes toutefois ravis de déguster cette assiette de carottes, brocolis, betteraves, magnifiquement amenée par notre serveur...


Nous passons notre lundi à Lima dans une guesthouse tenue par Arturo et sa famille. des gens adorables et très curieux des cultures étrangères.

lundi 4 octobre 2010

Pérou, Episode V: Trujillo et Huanchaco

Lundi 20 Septembre 2010
Après un cumul de 30 heures de bus, nous atteignons enfin Trujillo, sur la cote, dans le Nord du Pérou. Beaucoup de sites aa visiter.
Cet après midi, nous allons voir la "Huaca de la Luna", temple á la Lune, un site Moche (lire Moché) ayant ete animé de 100 aa 800 Après JC. Le temple est construit sur le principe d'une pyramide á degré, chacun d'entre eux correspondant á la vie (et á la mort) d'un chef religieux. Ils vénéraient le Dieu Ayacutek, représenté par une tête, aa première vue effrayante, mais il est constitué des 3 niveaux de la création: l'Eau, le Ciel et la Terre. Ses cheveux sont en fait des vagues, il a des yeux de hibou, le nez de l'homme et les dents du jaguar. Huaca de la Luna était un temple. il y avait 40 sacrifices humains par an, environ. Le sacrifié était le perdant d'un duel de guerrier. Ce dernier avait l'honneur d'être tué pour apaiser la Terre Mère. Les prêtres récupéraient le sang dans une coupe qu'ils montraient seulement ensuite dans une cour où 10 000 personnes assistaient au rituel qui consistait á verser le sang du sacrifié sur le sol en offrande á la Terre.
Puis il y eut une série de catastrophes naturelles, genre El Niño, que même les sacrifices n'ont pu faire cesser. Les Moches croyaient de moins en moins aux dires et pratiques de leur chef spirituel et se sont mis á partir, á s'installer un peu plus loin, á Chan Chan, où ils ont développé d'autres croyance et créé la Culture Chimu.

Les 2 jours suivants, nous visitons les sites Chimu de Chan Chan, Huaca Arco Iris, Huaca Esmeralda, depuis la petite ville de Huanchaco, á 12 kilomètres de Trujillo, en bord de mer. Nous logeons au Nirvana, tenu par un couple Franco- Péruvien, César et Cléopatre. L'endroit est tranquille, original dans sa décoration, très bon marché et le couple tenancier est vraiment adorable. Nous y restons même une journée supplémentaire pour le plaisir.

Samedi 25 septembre 2010
Nous voici á Chachapoyas, toujours plus au Nord, mais plus dans les terres, dans la Cordillère des Andes.
Chachapoyas est un village de 20 000 âmes. Nous logeons sur la Plaza de Armas, place centrale. Toutes les villes et villages ont une place d'armes, en général assez jolie, avec des bancs toujours occupés par les habitants enclin á flâner et regarder la vie qui les entoure.

samedi 18 septembre 2010

Pérou, Episode IV: Aguas Caliente et le Machu Pichu

Mardi 14 Septembre 2010
Sandrine a été malade toute la nuit, le moindre de mes mouvements était douloureux si je bougeais dans mon sac de couchage, les gérants ont commencé leur bruit dès 5h30 du matin, et des ouvriers leurs travaux au-dessus de notre chambre à 8h. Nous ne sommes pas très reposés. Ma jambe me fait toujours mal. Nous prendrons le bus pour monter sur le site, malgré le coût débile de 8 Usd chacun pour 4 kilomètres.
Je boite dans Aguas Caliente à la recherche d'un distributeur. Il y en a deux. Les deux refusent ma carte, et celle de Sandrine. Nous n'avons presque plus de sous! Pas même de quoi payer les 31 Usd (chacun) pour le train qui retourne à Cuzco! Pas moyen de contacter ma banque aujourd'hui à cause des 7 heures de décalage horaire, et les autres services d'assistance en France ne répondent pas... Oublions donc l'idée du Machu Pichu avec son entrée à 50 Usd chacun pour demain. Nous décidons de prendre une journée de repos supplémentaire.
Le lendemain matin, je fais l'ouverture du télécentre le plus proche de l`hôtel à 8 heures du matin pour appeler ma banque. Finalement, le service carte avait bloqué ma carte de peur que cela ne soit pas moi qui ait effectué deux retraits le même jours au Pérou... Dire que j'ai eu ces incapables deux fois au téléphone et qu'ils ne m'ont rien dit... Carte débloquées deux heures plus tard. De même pour Sandrine qui a contacté sa banque, qui s'était trompée... No comment.

Jeudi 16 Septembre 2010
Les premiers bus partent à 5h30 du matin. A notre arrivée à la station à 5h20, il y a déjà 100 mètres de file d'attente. Tous veulent être les premiers pour monter sur le Wayna Pichu, d'où l'on peut avoir une vue en hauteur du site. Sans compter ceux qui font la course pour monter à pied. Certains se lèvent à 3 heures du matin pour faire parti des 400 premiers à l'arrivée, nombre de visites permis par jour pour le Wayna Pichu, et attendent 5 heures du matin l'ouverture des grilles qui donnent l'accès au site. Ce n'est plus du tourisme, c'est la guerre. Les gens se bousculent pour avoir le tampon autorisant la visite du Wayna Pichu. Sandrine et moi optons pour la montagne d'en face, la montagne Machu Pichu, peu fréquentée et plus haute.
Nous profitons du site pendant près de 6 heures. Pendant que je dessine, Sandrine suis les groupes guidés et écoute les explication. Une fois mon dessin terminé, Sandrine me fait office de guide personnel .C'est vraiment beau, époustouflant, de voir cette citadelle au milieu des montagnes. Le travail de restauration est incroyable. Mais à mes yeux, l'affût massif de touristes casse la magie des lieux, et les lieux eux-mêmes puisque le Machu Pichu s'affaisse d'un centimètre par mois.

Nous redescendons à pied et retournons à Santa Teresa, 13 kilomètres à pied jusqu'à la fin de la voie ferrée et le reste en minibus. Nous arrivons à rentrer à Cuzco le soir même vers minuit.

Vendredi 17 Septembre 2010
Nous organisons la suite de notre voyage, et nous reposons un peu. Notre séjour à Cuzco et ses alentours a duré plus de temps que prévu et cela chamboule un peu nos plans. Nous ne passerons sans doute pas en Équateur, mais directement en Amérique Centrale. Nous aspirons au Farniente.

Pérou, Episode III: En route vers le Machu Pichu

Samedi 11 Septembre 2010
2h45 du Matin. Je confie notre unique sac à dos au chauffeur du minibus qui doit nous emmener à Santa Maria, à 4 heures de Cuzco, que nous quittons vers 4 heures au lieu de 3 heures... Le chauffeur, qui conduit comme un sauvage sur ces routes tortueuses de montagnes, dont chaque bord donne sur un ravin vertigineux, nous secoue d'une part, et nous glace d'autre part en officiant la fenêtre ouverte. Nous nous arrêtons vers 6h30, durite pétée,  tout le liquide de refroidissement (comme s'il y en avait besoin...) s'écoulant sur la route. On remplit le radiateur à l'eau de cascade, je pousse le van avec un autre passager. Nous sommes à 4000 mètres, je suis fatigué, congelé et l'effort est rude. C'est reparti pour le rallye! Nouvel arrêt à 7h25. Route bloquée pour travaux. Fallait arriver avant 7h. Faut attendre 12h40 pour passer. Nous sommes seulement à une trentaine de kilomètres de Santa Maria. Avec un jeune homme péruvien, nous décidons de poursuivre à pied. Une heure plus tard, la piste est bloquée pour de bon. Des ouvriers curieux nous posent des questions sur notre voyage. L'un d'entre, qui aimait beaucoup écouter Indochine durant ces études, se propose de nous accompagner en voiture de chantier jusqu'à un village où il est possible de reprendre un bus. Nous arrivons finalement à Santa Maria bien avant notre van initial.

Dimanche 12 Septembre 2010
8heures du matin. C'est par un chemin Inca que nous allons rejoindre Santa Teresa, notre prochaine étape. C'est Inca donc... ça monte. Deux heures de montées après notre départ, nous nous retrouvons sur un étroit chemin de pierres à flan de falaise. Le fleuve est au moins 500 mètres plus bas. Le chemin serpente aussi bien verticalement qu'horizontalement grâce à de vieux "escaliers" aux marches usées, glissantes et inégales le long de ce mur vertigineux. La vue  en est bien sur spectaculaire. Cela se poursuit dans la jungle. Puis nous descendons dans un village, Cocalmayo, où nous déjeunons. Le chemin continue le long du fleuve, de cailloux en cailloux pour arriver une heure trente plus tard à la "olla". C'est une nacelle suspendue à un câble dans laquelle il nous faut grimper. Nous traversons le fleuve coulant à torrent entre d'imposant rochers à la force des bras en tirant sur la corde accrochée sur la rive opposée. Ça balance, ça balance... Puis vient enfin la récompense. Les bains thermaux! Gratuits! Nous nous y prélassons une heure avant de parcourir les 3 derniers kilomètres nous séparant de Santa Teresa.

Lundi 13 Septembre 2010
Pour rejoindre Aguas Caliente, nous avons 2 possibilités:
- Soit en longeant le fleuve jusqu'à la voie ferrée, à longer à son tour jusqu'à destination, soit 4 à 5 heures de marche relativement sur du plat
- Soit grimper pendant 3 heures avant de rejoindre une forteresse Inca donnant sur le Machu Pichu, une vue parait-il extraordinaire, avant de redescendre pendant 2 heures, rejoindre les rails, et marcher de nouveau 2 heures jusqu'à destination.
Nous choisissons bien entendu...la deuxième solution!

Nous atteignons la dite forteresse en 2h30, exténués, épuisés, essoufflés, affamés. Ma jambe gauche me fait souffrir de la cheville à la fesse (peut-être les 15 kg de mon sac n'ayant pas aidés). Il est 9h10. La brume est encore présente mais la vue en vaut la peine. nous nous reposons deux heures durant. Le temps se dégage. Le Machu Pichu est loin mais on distingue les terrasses. Dix minutes avant notre départ de la forteresse, un groupe de touristes franco-belge débarque...bruyamment: "tout ça pour ça?!", "Avec ma femme on a acheté un GPS", "Mon chef s'est perdu 2 fois au même endroit avec un GPS, on a rien dit parce que c'était le chef"... Nous fuyons.
Arrivés aux rails, ma jambe gauche me fait terriblement mal. Chaque pas est une immense douleur. Il reste 13 kilomètres. Et le train part dans 4 heures et coûte 8 Usd! Hors de question de payer pour cette arnaque! Je boite pendant 2h30 avant d'arriver à Aguas Caliente pour la tombée de la nuit. Nous décidons de passer une journée Off.

Pérou, Episode II: La Vallée Sacrée

Mardi 7 Septembre 2010
Nous quittons Cuzco vers 9h45 sur notre magnifique Honda Tornado 250cc rouge, fièrement équipés de manteaux bleus, de casques et lunettes de cross, nos mains protégées par d'élégants gants spécialisés... Rappelons nous que le ridicule ne tue pas.

Premier site de la journée: Tipon. Il semble que la légère difficulté d'accès à ce site, 4km de piste de montagnes, refroidisse les masses touristiques. tant mieux pour nous! J'ai du mal mal à trouver les adjectifs pour rendre justice à la beauté des lieux. La première partie consiste à 12 terrasses, chacune irriguée de chaque cotes par un système de cascade. L'ensemble s'étend sur environ 300 mètres de bas en haut et 100 mètres de large.


Puis un petit chemin de pierres nous emmène dans les hauteurs dans les ruines d'un village Inca, en cours de restauration. un ouvrier solitaire nous raconte l'histoire du site. L'eau provient de l'intérieur de la montagne (ancien volcan) surplombant Tipon. De là où nous sommes, nous avons une vue imprenable de la Vallée Sacrée. Puis nous continuons sur un kilomètre, plus en altitude, le long d'un conduit d'eau en pierre vers un autre village Inca. Tout le chemin durant, nous sommes entourés d'anciennes terrasses, de ruines de maisons, avant d'arriver sur une autres descente de terrasses en restauration. Le site est gigantesque, et nous sommes presque seuls à en profiter.

Nous poursuivons par le site pré-Inca de Pikillacta et le site Inca de Pisaq, perché en haut d'une montagne. Le site de Pisaq est lui aussi étendu; habitations, temples dédiés à la Lune et au Soleil, cultures en terrasses...
Les Incas aimaient décidément l'altitude. Au-delà de l'intérêt stratégique, ils vivaient ainsi suite à de mauvaises expériences dues aux crues dévastatrices de rivières dans les vallées.


Mercredi 8 Septembre 2010
De nouveau sur notre fidèle Tornado, nous visitons les sites de Chinchero, Ollantaytambo et Moray.

Moray a pour particularité sa technique de culture en terrasses concentriques. C'était un site d'expérimentation, où chacun des niveaux bénéficiait d'un micro climat.
Nous rentrons à Cuzco par des chemins de traverses par une lumière de fin d'après-midi, entourés de chaînes de montagnes aux sommets enneigés.
Aujourd'hui est la fête de la Nativité et les rues de la ville sont fermées, pour laisser passer les cortèges de gens vêtus de leurs habits traditionnels, avançant aux rythmes des fanfares. Nous réussissons tout de même à retourner à l'agence de location.

Jeudi 9 Septembre 2010
Nous visitons les 3 derniers temples autour de Cuzco, à pied cette fois-ci. Le lendemain, nous affinons nos connaissances en bénéficiant des informations du musée d'Histoire régionale et du palais de Qoricancha. De même, nous essayons d'organiser notre "voyage" pour le Machu Pichu dont le départ est prévu pour demain. Au moment où nous voulons retirer des sous, vers 18h, aucune de nos deux cartes Visa ne fonctionne. Après bien des euros d'internet et de téléphone à des services français incompétents, nous en sommes toujours au point de depart. Nous n'avons plus d'argent. Heureusement, Sandrine a des Dollars, que nous changeons en soles. Cela nous permet de payer notre hôtel et de nous rendre à Aguas Caliente, au pied du Machu Pichu.

Pérou, Episode I: Arrivée à Cuzco et Saqsaywaman

Dimanche 5 Septembre 2010
Nous arrivons à Cuzco à 3h45 du matin. Nous attendons dans la gare que le jour se lève. Si nous nous rendons à un hôtel maintenant, nous aurons la nuit à payer.
Malgré les 3560 mètres d'altitude, il ne fait pas si froid, mais suffisamment pour grelotter sous l'eau à peine tiede de la douche de l´hotel Arrieros, en haut de la Place San Blaz, que nous avons élu comme notre premier domicile péruvien.

Lundi 6 Septembre 2010
Le matin, nous nous organisons, achetons les billets d'entrée, "le Boleto touristico del Cuzco" à 130 Soles, soit 40 euros, qui permet d'accéder à 10 sites Incas et 6 musées. Certains des sites sont à prêt de 80 km de Cuzco. Nous réservons une moto pour les deux prochains jours.
Cet après-midi, Sandrine et moi marchons vers les hauts septentrionaux de la ville pour visiter le site de Saqsaywaman, à une heure de marche du centre., puis "El templo de la Luna", moins connu donc moins visité.
Ce qui impressionne de suite est la perfection d'imbrication des pierres, dont les plus lourdes pèsent jusqu'à presque cent tonnes, sachant que les Incas ne travaillaient pas le fer. Leur technique, rappelant celle des égyptiens était la suivante: Ils faisaient un feu au dessus de la faille d'une roche. Avec la chaleur, la faille se dilatait. Puis ils y enfonçaient des morceaux de bois qu'ils mouillaient par la suite. Le bois mouillé gonflait et faisait éclater la roche. Les Incas récupéraient tous les morceaux, les polissaient à l'aide d'un mélange d'eau et de sable, et les réassemblaient tel un Puzzle géant. Tous leurs murs étaient construits inclinés vers l'intérieur ce qui rendait les édifices résistant aux séismes.

Bolivie, Episode IX et Fin: Samaipata et les missions jésuites

Samedi 28 Août 2010
Nous nous rendons au terminal de Santa Cruz vers 8h du matin pour y attendre Dan et Anna, mes amis d'Inde que j'ai revu pour la dernière fois en février au Cambodge.
Après 2h30 de taxi, nous arrivons à Samaipata. C'est un tout petit village au pied de "El Fuerte", un roc culminant à près de 2000m, dont les sculptures, abîmées par le temps, ne laissent envisager que des théories sur son histoire et son importance en son sein. une certitude, c'est un site Inca. Nous le visiterons demain.
Minuit et demie. Alors que nous sirotons du rhum Coca sur la terrasse de notre hôtel, que nous jouons tranquillement à UNO, et que Anna casse malencontreusement un verre, un des gérants nous demande de cesser, à cause du bruit. Il nous nous dit très froidement d'aller faire un tour, de revenir mais qu'en aucun cas, nous ne pouvons continuer. Je lui rappelle que son règlement stipule que les portes de l'hôtel ferment à 23h... Je le vexe.... Le bougre rétorque que si le règlement ne nous convient pas, nous n'avons qu'à quitter l'hôtel; ce que nous faisons à la première heure le lendemain matin, après une nuit presque blanche à cause de la musique incroyablement forte d'une fête locale qui a battu son plein jusqu'à 6h du matin. Et dire qu'on était bruyants...

Mercredi 1er Septembre 2010
Nous arrivons de bonne heure à San Ignacio, à 10-11h de bus à l'Est de Santa Cruz. Nous louons, chèrement, les services d'un taxi pour nous emmener visiter les missions jésuites de Santa Ana, San Rafael et San Miguel.
Ces missions datent du XVIIIème Siècle et sont toutes restaurées magnifiquement. A Santa Ana, il été décidé de conserver le style initial, avec comme particularité, l'incrustation de pierres de Mica dans les murs afin que la lumière s'y réfléchisse. Dans les autres missions, on a restauré en faisant évoluer le style. Il est d'ailleurs intéressant de suivre cette évolution en observant les gravures et photos de l'histoire de ces missions (qui ont inspiré le film du même nom...)
Le lendemain, Dan. Ana, Sandrine et moi nous rendons à Concepcion. Une autre mission jésuite avec en plus la visite de deux musées la concernant.
Le soir même, nous sommes de retour à Santa Cruz. Nous saluons Dan et Ana. Nos chemins se séparent une fois de plus. Cette fois, c'est à "la Terminal Bimodal de Santa Cruz". Sandrine et moi partons pour le Pérou, à Cuzco.

samedi 4 septembre 2010

Merci!

Merci a vous pour vos nombreux commentaires!


Rodrigue! Merci pour ton message qui m'a beaucoup touché. N'hésites pas me donner de tes nouvelles ouagalaises ou canadiennes sur mon mail yahoo.

Exfir, Fiston et ma tendre bru Mony!
Nous pensons passer le mois de septembre ou du moins une bonne partie au Pérou, peut-être allons nous faire un tour en Equateur, puis Nicaragua, Honduras et Guatemala. Tout cela doit nous amener pour un (bref) retour en Europe entre le 15 et le 20 décembre (2010, lol).


Emilie J.,
Trop cool comme nouvelle. Le Mali!!!!!! Trop bien! Combien de temps comptes-tu passer la-bas?

Emilie D.,
Évidemment que c'est miiiiiiiiignon, et encore, c'est peu dire!

mercredi 1 septembre 2010

Bolivie, Episode VIII: Santa Cruz et arrivée de Sandrine

Vendredi 20 Août 2010
Nous arrivons de bonne heure à Santa Cruz. Nous partageons un taxi pour le centre ville. Chacun se trouve un hôtel. On m'avait prévenu. Santa Cruz est la ville la plus onéreuse du pays. Les prix frôlent parfois les prix européens. Je choisis un hôtel confortable pour me reposer et être en forme à l'arrivée de Sandrine le 24.

Jusqu'à son arrivée, je décide de jouer de la guitare sur la place centrale le soir à partir de 18 heures. Le samedi soir, alors que les patrouilles de police me demandent de partir, jouer sur la place étant interdit, les gens interviennent et insistent pour que je reste. La police cède! Le lendemain, malgré l'intervention des gens, la police insiste et je me rends 'a la place voisine où a lieu un petit marché le weekend. Entre deux chansons, les badauds viennent me parler. Cela peut être des jeunes artisans argentins ou péruviens, des militaires locaux en permission, des enfant de la rue, des familles, des dessinateurs de rue. Je gagne environ de quoi payer les deux tiers de ma chambre soit 10 euros par soir.

Mardi 24 Août 2010
Sandrine arrive aujourd'hui! Je tue le temps en regardant la télévision, et l'heure avancer doucement. Je calcule le temps qu'il me faut pour me préparer, rejoindre l'aéroport. Je range la chambre...
Ça y est. C'est l'heure. "Taxi!!!!!"
Sandrine arrive à l'heure. Nous sommes évidemment très heureux de nous retrouver, sachant qu'il n'y aura pas de séparation cette fois-ci. Nous passons quatre jours tranquille dans Santa Cruz.

Bolivie, Episode VII: Séjour dans la jungle, Partie V et Fin

Mardi 17 Août 2010
Quinze minutes après notre départ du campement, Eriberto s'arrête net, faisant silence et signe d'écouter. "Chanchos!" Des sangliers, parmi les animaux les plus dangereux de la jungle. Ils sont à moins de 30 mètres. Une bonne cinquantaine. Si nous les dérangeons, nous sommes morts. Leur technique? Ils se donnent un signal et ils nous encerclent et attaquent. Remberto me fait signe de ne pas faire le moindre bruit pour que cela ne se produisent pas, car en plus nous ne pouvons grimper à aucun arbre. Nous attendons 2 à 3 longues minutes, avant de les voir enfin partir. Nous patientons 2 minutes supplémentaires pour les laisser s'éloigner suffisamment. Puis nous continuons notre route. Nous retrouvons le quad et la moto 10 kilomètres et 2 heures plus tard.
Je mets la moitié du temps de l'aller pour retourner à Ixiamas, soit 2 heures au lieu de 4. Je m'amuse comme un fou sur la piste.

J'arrive à Rurre vers 8h30 du matin après plus de 4 heures de minibus, passe la journée dans la rue avec Nahuel, un copain artisan argentin, avant de me rendre vers 21h30 au terminal de bus pour un départ prévu vers 22h pour Trinidad. Après un retard de 2 heures, on nous informe tranquillement que le bus aura un retard supplémentaire de 3h30... En effet, notre car est tombé en panne. Il faut attendre qu'un autre le rejoigne, que le transfert de passager et de bagage se fasse, puis qu'il arrive jusqu'à Rurre, que nous quittons finalement vers 4 heures du matin.
A Trinidad, je cours réserver 4 billets pour Santa Cruz, ma destination finale. Quatre billets. Un pour Gérard, un français de 48 ans qui vivait en Guyanne française. Il voyage depuis ses 14 ans. Deux billets sont pour Amandine et Camille, 2 lausannoises de 20 et 22 ans que j'ai rencontrées au terminal de Rurre, et un pour moi.
Je passe les 6 heures d'attente à discuter avec Gérard. Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas ainsi fait.

samedi 28 août 2010

Bolivie, Episode VII: Séjour dans la jungle, Partie IV

Dimanche 15 Août 2010
Ce matin, je fabrique une flûte traversière à base de bambou. Cette sorte de bambou est pleine d'eau dans la jungle, très pratique en cas de soif. J'y parviens au bout du 4 ème ou 5 ème essai. J'ai fendu le bois sur les premiers tubes.
cet après midi, nous marchons vers l'amont du rio Madidi, sur les rives. Nous traversons et retraversons le fleuve à pied, l'eau montant à mi-cuisse, de plage en plage suivant les pistes de tortues et de leurs nids.
Nous observons des dizaines d'empreintes de jaguars, certains semblant gigantesques.
Puis nous pêchons. Des poissons mangent mon appât par deux fois sans que je puisse les attraper. Sinon, je prends deux tortues, que je relâche évidemment. Remberto est plus chanceux. Il attrape deux gros poissons d'une cinquantaine de centimètres,
Nous traversons une dernière fois le fleuve à pied. Cette fois, nous avons de l'eau jusqu'à la taille. Je ne peux m'empêcher de penser aux nombreux caïmans nageant dans ce fleuve...
De retour au campement, je me précipite sur notre coin cuisine pour allumer un feu pour sécher mon unique pantalon et mes chaussures. puis inspection corporelle totale pour vérifier que je n'ai pas de tiques. Je m'en suis enlever 4 ou 5 les jours précédents.

Lundi 16 Août 2010
Dernier jour au campement. Nous "nettoyons" à coup de machettes les herbes hautes qui empiètent sur notre territoire. Quand je dis herbes hautes, chez nous, on appellerait ça buissons, arbustes...
Ce matin, je demande à Remberto pourquoi il approche sa chemise près du feu, pourtant sèche. Il m'explique qu'il l'a laissé sécher dehors cette nuit, et que les papillons, attirés par le sel de la sueur y pondent leurs oeufs. Lorsqu'ils éclosent, leurs larves rentrent dans la peau, s'incrustent dans la chair et s'y développent. Elles ne ressortent qu'à maturité. La chaleur du feu les tue. Pour les tuer une fois à l'intérieur du corps, pas de médicaments, pas de docteurs ni d'opération possible.
Deux solutions:
- Poser de la nicotine de cigarette sur le bouton, y mettre du Scotch. Le retirer 1h plus tard. La larve sera morte et pincer la peau comme un bouton d'acné.
- Approcher un tison près du bouton. L'élévation forte de la température fera sortir la larve. Pincer la peau comme un bouton d'acné.

Durant la matinee, je me rends compte que j'évolue naturellement au milieu des milliers de moustiques, que je fais la vaisselle entre une trentaine d'abeilles, que je me lave et m'hydrate dans l'eau du fleuve.

Pendant une pause du "nettoyage machette", Remberto et Eriberto entendent des singes. En regardant dans la direction des cris, nous voyons effectivement des branches bouger. Remberto et moi nous enfencons de 150 metres dans la jungle avant de les apercevoir. Encore une espece que je ne connaissais pas.
A la fin du nettoyage, je le sentais venir, deux enormes ampoules, une sur le bas de l'index  et l'autre sur le pouce de la main droite. Je pense à la moto, demain...

Bolivie, Episode VII: Séjour dans la jungle, Partie III

Vendredi 13 Août 2010
Nous laissons la balsa sur la plage et poursuivons à pied. Je suis content car mon pied droit a dégonflé un peu. Hier soir, il était très enflé à cause de la centaine de piqûres de moustiques repartie des orteils à la cheville.
Nous continuons de longer le fleuve. mes guides aperçoivent, entre les empreintes de jaguars, celles de tortues. En suivant ces traces, cela nous mène à un endroit où le sable a été remué. En creusant avec précaution, nous trouvons leurs oeufs, gros comme ceux d'une pintade. Nous rebouchons le trou. Nous trouvons ainsi un autre nid.
Nous croisons des capibaras (les gros rongeurs de la réserve Ibera) et des loutres à nouveau.
Remberto me demande soudain la direction du cap 100. Je demande la raison , en lui indiquant grâce à ma boussole. Il n'y a en fait pas de chemin, nous allons en créer un...
C'est donc à coup de machette que nous nous enfonçons dans la jungle entre les épineux (dont des arbres dont les troncs sont couverts d'épines) et autres plantes en tous genres. Nous traversons des rivières, tantôt en marchant en équilibres sur des arbres tombés, tantôt sautant de cailloux en cailloux ou en marchant directement dans l'eau boueuse.
Nous nous arrêtons parfois pour contempler différentes espèces de singes, semblant aussi curieux que nous. Nous sommes ébahis par les sauts des singes araignées. Pour manger, ils se pendent à une branche avec les queue et une main, et se servent de l'autre pour attraper les fruits ou les feuilles.
Nous nous arrêtons camper vers 18h30 après 8h de marche, dont 7h dans la jungle. Remberto estime que nous avons parcouru une vingtaine de kilomètres. Nous nous couchons avant 20h30 et nous réveillons près de 11h30 plus tard...

Ce matin, nous piquons vers le sud. nous rejoignons notre chemin d'arrivée 2h30 après notre départ et arrivons au campement de base 30 minutes plus tard. l'après midi est consacrée au repos.

Bolivie, Episode VII: Séjour dans la jungle, Partie II

Jeudi 12 Août 2010
Une réserve de nourriture pour 3 jours répartie dans nos 3 sacs à dos, ces derniers dans un gros sac plastique, machettes et pagaies à la main, nous embarquons sur la "balsa" et entamons la descente du Rio Madidi.
Une heure plus tard, nous accostons sur une plage. Nous cherchons des traces de tortues afin de vérifier si elles ont pondu. Nous voyons encore une fois des traces de jaguars, de caïmans, d'anacondas, d'oiseaux mais pas de tortue. Des oiseaux survolant un même périmètre indiquent l'emplacement de leurs oeufs. Alors que nous nous en approchons, ils crient de plus en plus fort et piquent sur nous pour nous effrayer passant parfois à moins de deux mètres au dessus de nos têtes.
Le niveau du fleuve est bas, le courant très faible. Pas un souffle de vent, pas un nuage et le soleil affirme sa présence. Je mouille ma tête régulièrement pour me rafraîchir et éloigner les moustiques, semblant revendiquer leur grand nombre dans cette région.
Nous profitons d'un peu d'ombre durant la halte repas. Au menu, riz tiède à la sardine à la tomate en boite. Puis nous repartons. Là, j'apprends que le savon est un anti9-moustique efficace. Je m'en badigeonne tout de suite! Effectivement, ça fonctionne!
Vers 15h, Eriberto aperçoit l'épave d'un canot, retournée sur un tronc d'arbre au milieu du fleuve. C'est leur bateau qui a été emporté par une tempête 3 mois plus tôt. Il faut 20 minutes à mes deux rangers pour le dégager, qui une fois émergé entièrement mesure environ 6m mètres de long. La coque est brisée en son milieu et l'avant est empli de sable. Je saute à l'eau afin de les aider à le pousser sur la rive et de l'y arrimer.
Il est 16h30 quand nous repartons. Nous passons quelques petits rapides. Par endroit, nous devons pousser notre embarcation tellement le niveau de l'eau est bas. Le soleil descend doucement. Nous apercevons 5 loutres, curieuses de notre présence. Elles s'approchent jusqu'à 3 mètres de la balsa avant de plonger et de refaire surface dans notre sillage.
Un peu plus tard, une maman Tapir et son bébé viennent s'abreuver dans l'eau du fleuve, à une centaine de mètres devant nous. Nous nous couchons sur la balsa, nous laissons dériver sans le moindre bruit. Le courant du fleuve nous amène tranquillement jusqu'à ces animaux rares à voir d'aussi près car très craintifs. La mère attend que nous soyons à 5 mètres avant de s'enfuir dans la jungle.

Au Soleil couchant, nous arrivons sur une immense plage où nous allons passer la nuit. Autour de notre campement, une dizaine de traces de jaguars. Ces animaux ont coutume de s'abreuver et de chasser la nuit. Je ne suis pas très rassuré, mais je me dis que mes accompagnateurs savent ce qu'ils font. La nuit tombée, nous marchons sur cette plage afin de voir quelques animaux. A deux mètres de la balsa, un caïman à semi émergé se fixe dans le faisceau de nos lampes. Puis nous observons des traces de jaguars, tapirs, sangliers, oiseaux...
Peu de temps après manger, la fatigue l'emporte sur ma méfiance et m'endors au coin du feu, faisant sécher doucement nos habits et chaussures trempés.

Bolivie, Episode VII: Séjour dans la jungle, Partie I

Lundi 9 Août 2010
7h302 du matin. Je viens de traverser le "rio" de Rurrenabaque. Je suis à San Buenaventura. La dernière place du " colectivo" pour Ixiamas, à 3h30 de là vient d'être achetée. Je dois attendre que le prochain minibus se remplisse... Je pars donc à 9h30.
Coup de chance, je repère le nom de Remberto sur la liste des passagers et c'est le nom de guide pour les 7 prochains jours pour mon trip dans la jungle. Il est, curieusement, habillé en Ranger ou garde forestier, et est accompagné d'un collègue. L'agence a-t-elle bien compris ma demande?
A Ixiamas, je découvre que je vais les accompagner durant 8 jours dans leur travail qui consiste à veiller à la "bonne marche" de la réserve. Très bien me dis-je!
Nous passons la nuit dans leur camp. En gros, nous sommes 3. Nous faisons la vidange du quad et de la moto.

Nous quittons Ixiamas vers midi. Les 2 Rangers sur le quad chargé de leurs sacs et des provisions, et moi sur la moto cross, sans frein arrière, avec mon sac.
Au début, piste avec des cailloux à travers la pampa, puis plus étroite dans la jungle, en terre donc. Passages, de guets, rivières de plus en plus larges et profondes. Puis le sable. Nous nous arrêtons boire du lait de coco dans la communauté "el Tigre", du nom de la colline voisine, et repartons. Quinze minutes plus tard, plus vraiment de piste mais un "passage élargi" en pleine jungle, des rondins en bois mouvants en guise de pont doivent être franchis, ainsi que des arbres tombés en travers de ce passage.
Nous nous arrêtons une heure avant la nuit au bord d'une rivière dans la jungle. il nous reste 20 min de moto et de quad demain avant de poursuivre sur 3 heures de marche.
Je dors à même le sol sur une bâche en plastique, dans mon duvet, protégé par ma moustiquaire; Eriberto et Remberto dans une toile de tente.

Mercredi 11 Août 2010
Levés aux aurores, après un petit déjeuner de bananes broyées mélangées à du lait (en poudre), le quad chargé, nous repartons pour 20 à 30 minutes de franchissement d'obstacles.
Puis nous répartissons la nourriture dans nos trois sacs et nous mettons en marche après avoir camouflé nos engins et caché l'essence et nous outils à quelques mètres aux alentours dans la jungle. Normalement personne ne vient jusque là, mais on ne sait jamais.
Quelques minutes plus tard, nous apercevons une dizaine de singes-araignée, mangeant des feuilles en haut d'un arbre.  En baissant la tête, nous voyons des traces de tapirs (animal gros comme un veau) et de jaguars. Quelques coups de machette sont parfois nécessaires pour éclaircir ce sentier uniquement utilisé par les gardes forestiers deux fois par mois.
Nous arrivons vers 13h30 au campement. Là, une case en bois nous attend, à 200m du "Rio Madidi". Nous nous y lavons. Juste le temps nécessaire pour me faire dévorer par les moustiques affamés, me semble-t-il.
Puis nous retournons à la rivière pour rafistoler un radeau de 4 mètres de  long constitué de 8 rondins de balsa assemblés par de longues écorces d'arbre. Le soir, nous fabriquons des pagaies à l'aide de morceaux de balsa taillés à la machette et de manche en bambous, le tout encordé.
Nous dormons dans la case sur des matelas. Je bénis ma moustiquaire...

mercredi 18 août 2010

Bolivie, Episode VI: Je suis de retour

Salut!
Un bref message pour ceux et celles qui s'inquiètent: Je suis de retour, et en pleine forme de la jungle. J'attends d'être à Santa Cruz où j'aurai une meilleure connection et à moindre prix pour tout vous raconter dans les moindres détails!

Je vous laisse dans le suspens pour cette fois-ci....

lundi 9 août 2010

Photos du Blog

Au bilan, 10 personnes ont répondu au sondage qui est resté en ligne presque un mois... Compte tenu de ma mailing liste, des gens qui me disent qu'ils lisent le blog, du nombre de vues de photos des gens qui visitent le blog (je peux voir tout ça grâce aux statistiques de visites de flickr, Big Brother is watching you, lol), j'ai décidé....... suspens...... de suspendre mon compte pro. J'ai donc effacé près de 1800 photos de flickr, il en reste actuellement 185. Il n'y en aura jamais plus de 200.

Ça n'est pas une question de coût (17,45 euros par an), mais d'énergie. Me casser la tête, prendre un temps fou pour trier, nommer, classer, uploader les photos pour que presque personne ne les regarde, ou que quand je pose la question, presque personne n'y réponde, je me dis que..... bah en fait , non.

Je suis désolé pour les personnes qui ont répondu au sondage, mais contrairement à notre république, je considère l'absentéisme... ;-)

Je vous rappelle que le blog est pour vous! Certains d'entre vous ( je sais, pas tous...) m'ont demandé de le faire. Personnellement, j'ai deux carnets de voyage, 3 carnets de dessins, ça me suffit amplement.
Alors essayez de le faire vivre un peu! Je prends le temps de répondre au plus de questions et commentaires possible, si j'en ai oublié, je suis désolé!

A bientôt

Bolivie, Episode V: Convalescence à Rurrenabaque

Dimanche 8 Août 2010
Pour la première fois depuis mon départ, j'ai été malade, et comme il faut. Je ne sais pas si c'était le palu ou la grippe ou les deux; en tout cas j'ai tout soigné, mais ça m'a bien cassé; sans doute le mélange du curatif anti palu et des 4g /24h d'amoxiciline que je m'envoyais, en plus des cachets pour la tête.
Bref aujourd'hui (même hier d'ailleurs), je vais bien.

Hier, mes copains artisans (créateurs de bracelets, colliers, et bijoux en tous genres, et toutes nationalités) et moi sommes allés faire un tour dans la jungle. La première partie du trajet était parfois "délicate" puisque nous longions un tuyau (d'une vingtaine de centimètres de diamètre) de canalisation, à flan de colline surplombant le fleuve. Nous avions parfois à passer des ponts (prévus pour le tuyau, pas pour nous... à la base) tous de vieux  bois moulu structurés, sur lesquelles il manquait la moitié des traverses... ce qui nous permettait d'admirer la vue du dessous, en faisant attention que les traverses restantes ne lâchent pas sur nos pas tandis que le tout tremblait un peu. Regardez pas en bas, qu'ils disaient!

Puis le chemin s'est amélioré. Nous nous sommes arrêtés pour chercher des graines pour les colliers, puis pour profiter d'un jus de sucre de cannes d'une des communautés que nous avons traversées, discuter avec les gens... Nous sommes rentrés en pirogue à moteur à Rurrenabaque près de 4h après notre départ.

Demain, je pars 7 jours dans la jungle, seul avec un guide pour apprendre la reconnaissance de plante, voir des animaux (tarentules, jaguars, anacondas, caïmans, piranhas, oiseaux....), la survie. Je prendrai un bus pendant 3h avant de retrouver mon guide. Je m'éloigne de la zone touristique et des agences omniprésentes dans la ville.

samedi 31 juillet 2010

Bolivie, Episode IV: La route de la mort,! Si,si!

Jeudi 29 Juillet 2010
J'arrive à La Paz vers 18h et apprends que les bus pour Rurrenabaque, au Nord, dans le bassin amazonien, ne partent que le matin. Je m'offre un hôtel confortable où je dors seul dans ma chambre.
J'arrive dans la rue Americanas, du quartier Villa Fatima de La Paz ver5s 10h du matin pour un départ à 11h. Le bus est blindé...de marchandises que cela soit dans ses immenses soutes ou sur le toit. Mise en route avec prêt d'une heure et demie de retard. Alors que nous discutons avec Camille, un français qui va aussi à Rurrenbaque, le vide au pied des roues du bus entamant la descente de l'Altiplano attire notre attention. C'est donc ça,"la route de la mort". Au début, elle est "large" et goudronnée, puis au fur et á mesure que la lumière du jour diminue, elle devient étroite et en terre. Et ces tunnels dans lesquels le bus peine à passer, et les croisements douteux, la falaise sous ma vitre, et les passagers qui crient "cuidado!" (attention!) au chauffeur... Rien de très rassurant.

Samedi 31 Juillet 2010
Rurrenabaque est une petite ville charmante, ou devrais-je dire un gros village charmant. Cela semble calme, entouré de jungles. Je réside dans un hôtel bon marché (2.5 euros par nuit), tout seul dans ma chambre. Je pense me reposer quelques jours ici, avant de faire des excursions dans la jungle.

Bolivie, Episode III: Copacabana et la Isla del Sol

Mardi 27 Juillet 2010
Nous arrivons en fin de matinée, la météo toujours avec nous à Copacabana, sur les bord du Lac Titicaca, anciennement considéré comme une mer intérieure, situé à 3800m d'altitude, mesurant 250km de long sur 97km de large avec pour profondeur maximale 280m.
Le soir nous grimpons sur le mont Calvaire culminant à 3966m pour admirer le coucher de soleil sur le lac. Je vous laisse juger les photos par vous-même...



Mercredi 28 Juillet 2010
Après 2h de bateau, nous accostons sur la partie Nord de la Isla del Sol. Un sentier permet de rejoindre le Sud de l'île en passant par différents anciens sites Incas comme l'Autel des sacrifices, des ruines de villages, des miradors et à travers des paysages à couper le souffle.
La marche dure de 3h à 4h, le sentier grimpant sur les crêtes, des rapaces noirs et blancs planant au gré du vent le long des pentes de ces terres émergées.

Bolivie, Episode II: Trek à Sucre ou Comment ca c'est pas l'bon ch'min?

Vendredi 23 Juillet 2010
Armé de mon duvet, de quelques tranches de jambon, de fromage, de pain, d'eau et de coca dans mon sac à dos, je me lance sur les pistes quittant Sucre, dans l'optique d'atteindre le cratère de Maragua avant la nuit. Trente km, ça me parait jouable. Tout de suite, ça monte. En haut, on m'indique un tout autre chemin genre:
"tu vois le village au loin là-bas? vas-y et tu pourras prendre un camion qui t'avanceras..."
Effectivement, je trouve un camion benne, qui m'emmène plus loin que le village  désiré, traverse ce qui reste du fleuve, puis il s'arrête au milieu de son lit. Fleuve qui n'est pas celui qui m'intéresse. Je demande le chemin d'Urupampa. Marche arrière... Je traverse le fleuve à pied, de cailloux en cailloux, y trempe mon pied jusqu'au genou, manque de me trouver bloqué entre 2 de ces rares pierres émergées. Puis ça regrimpe. J'arrive à Urupampa qui s'avère être le village abandonné de Yurupampa, pas sur ma carte, pas sur le bon fleuve, pas sur le bon chemin. Je croise des ouvriers qui travaillent dans les carrières de sables et de pierres dans le lit du fleuve qui me disent de le remonter jusqu'à un village dont le nom reste imprononçable pour moi.
J'y parviens, après avoir remonté le fleuve... et la montagne pendant presque 4h! Village qui est en fait un carrefour en travaux... Je me retrouve à 15km de mon but à 16h30 et à 5km de Sucre, mon point de départ. Bref, je suis rentré.

Le lendemain, les filles et moi visitons le cimetière de Sucre avant de prendre le bus de nuit pour La Paz. La Paz, où nous restons 2 nuits le temps de faire les boutique de la rue Sarganaga, d'artisanat local avec tous les vêtements en alpaga, les bijoux, les sacs, les chapeaux etc.

Bolivie, Episode I: Raté pour le Salar et les mines de Potosi

Dimanche 18 Juillet 2010
Toujours pas de courant. Pas moyens de retirer des sous et une tempête de sable balaie les rues de la ville jusqu'à 17h. Les filles m'avancent adorablement toutes mes dépenses. Mes poches sont vides. Nous renonçons à faire un trip dans le désert du Salar, le temps étant improbable et mes ressources financières faibles dues au non fonctionnement de l'Atm.

Mardi 20 Juillet 2010
Nous arrivons à l'agence Silver Tour un peu avant 9h du matin à Potosi pour aller visiter les mines d'argent. Nous sommes arrivés hier soir apres 7h de bus.
On nous fait vêtir bottes, pantalons, veste, casque et lampe, acheter soda et feuilles de coca pour les mineurs et passons entre 2 et 3h dans les tunnels de la mine. Dans notre groupe, des 2èmes années de médecine imbus de Paris 5, psychotent sur l'hygiène, portent des mouchoirs à leur nez, craignant d'attraper des cancers, râlent lorsque leurs mains aseptisées doivent toucher le sol tantôt boueux, tantôt poussiéreux, paniquent tels des gamins ignorants lorsque le sol tremble à cause d'une explosion, et pleurent quand des petits gravillons effleurent leurs casques dans les descentes entre les niveaux sur les échelles, qui sont vraiment très sales...
Au retour des mines, une des "médecins" se dit persuadée d'être "toute infectée" à cause d'un bouton sur sa cuisse. Je lui explique qu'il y a peu de chance de s'être fait piquer par un insecte dans une mine située à 4000m d'altitude à travers 2 pantalons. Fâchée, elle dit qu'il est possible que cela lui soit arrivé plus tôt. On n'est pas sauvé...

Mercredi 21 Juillet 2010
Il semble que je commence à m'habituer à la vie en altitude. En effet, Potosi est la ville de plus de 100 000 habitants, la plus haute du Monde. elle est bâtie à 4060m.
Nous visitons le couvent de San Teresa. La visite guidée est intéressante, mais il nous est impossible de comprendre les souffrances que s'imposaient les 21 soeurs qui y vivaient jusqu'à leur mort...

Argentine, Episode VII et Fin: Grève, vol et changements de bus...

Jeudi 15 Juillet 2010
Je prends, une heure avant le départ du bus, un ticket pour Salta, dans le Nord Ouest de l'Argentine, afin de passer directement en Bolivie. J'avais idée de passer par le Paraguay mais le problème était de rejoindre la Bolivie depuis Asuncion: 30h de bus si la piste est sèche, le double dans le cas contraire...
Dans le terminal de Puerto Iguazu, je retrouve Antoine. Je l'ai rencontré à Colonia Pelligrini. il partait le lendemain de notre arrivée. Antoine a 22 ans. Il est Skipper à Ushuaia. Il emmène des gens en croisière notamment en Antarctique sur un voilier de 24m.
Alors que je récupère mon billet, le départ du bus initialement prévu à 11h est reporté à 14h pour cause de grève. On ne nous avertit pas de l'évolution des choses. vers 15h, avec toujours autant d'incertitude, Antoine et moi nous faisons rembourser et changeons de compagnie. Ceci implique de multiples changements.
Nous arrivons à Salta après 30h de bus, 5 changements, vers 21h30, sous la neige. Le premier hôtel dans lequel nous entrons est plein. Nous décidons de manger un peu. Antoine et moi nous disons qu'il serait finalement mieux de poursuivre directement sur la Bolivie ce soir même. Alors que je me connecte sur internet pour lire les mails que ma Femme m'aura certainement envoyés, et de lui donner de mes nouvelles par la même occasion, je reçois entre autre un message de Stéphanie me disant qu'elle et ses compagnes sont à Salta et qu'elles prennent le bus de 0h40 pour la frontiere bolivienne. Il est 22h30 quand je lis le message. nous réglons l'addition et nous apprêtons à partir. Je vois Antoine chercher quelque chose. Son sac à dos. On le lui a volé sous nos yeux! Il contenait passeport, carte Visa, appareil photo... Nous en parlons au gérant du restaurant, qui appelle la police. Nous nous retrouvons 20 minutes plus tard dans un petit bureau de police du quartier. Antoine n'a pas en sou en poche et doit rejoindre sa copine le 25 Juillet á La Paz en Bolivie, et n'a plus de passeport non plus. Vers minuit, avec l'accord d'Antoine, je décide de poursuivre le voyage. Je lui laisse l'équivalent de 160 euros pour gérer un trajet probable vers Buenos Aires et de quoi vivre quelques jours.
Je fonce à la gare. les guichets sont fermés. J'essaie de négocier avec le contrôleur du bus, en vain. C'est le chauffeur qui me fait entrer dans les guichets par le porte de derrière et me permet d'obtenir une des dernières places. Je monte dans le même bus que Steph, Jessica et Marie, mais profite de mon siège "cama" (large et inclinable) à l'étage du dessous pour dormir.

Samedi 17 Juillet 2010
Il fait très froid ce matin à La Quiaca, ville frontière de l'Argentine avec la Bolivie. Nous quittons le terminal et marchons vers la frontière. les formalités sont simples et rapides. Nous cherchons á prendre un bus pour Uyuni plus au Nord. Nous sommes sur le point de payer la compagnie de bus quand une femme arrive et prétend que le bus en question  ne va pas à Uyuni, que l'agent nous ment et nous invite 'a confirmer ses dires à la police. Soit... Après quelques palabres entre le policier, la femme et l'agent, nous concluons qu'il est plus simple de prendre... le train!
Celui-ci part à l'heure, vers 15h30. Ça bouge. Les paysages sont surprenants. Un mélange de Far West et de montagnes de l'Atlas, au Maroc, les cactus en plus. Nous avons tout de même la télé pour notre demi-wagon et contrairement aux bus de nuit, il y fait chaud. Avec notre ticket, nous avons droit à un repas et une boisson gratuits dans le wagon restaurant.

Il est 1h du matin quand nous sortons de la gare de Uyuni. nous arrivons à la porte de l'hôtel que nous avons choisi. personne ne répond. puis le courant de toute la ville se coupe. Je ne suis pas sur que la température atteigne zéro degré. Uyuni est à 3600m d'altitude. nous sommes dans le noir, à la recherche d'un hôtel. Nous marchons un peu au hasard quand une voix de femme nous propose le sien et à des prix très intéressants. Nous acceptons sur le champ!

Argentine, Episode VI: Les chutes d'Iguazu

Lundi 15 Juillet 2010
Après une journée de repos à San Ignacio, nous nous rendons à Puerto iguazu. Cela fait 2 jours qu'une vague de froid s'est abattue sur la région. mon dernier hiver remontant à 2004, je n'apprécie que très peu la température ambiante.
Le soir, c'est la fête dans le bar de l'hôtel "Marco Polo" du groupe hostelling International. Je sors la guitare et ça finit comme en boite de nuit. Je suis raisonnable et me couche à 1h30.

Mardi 13 Juillet 2010
Alors que j'attends mes amis québécois dans l'entrée de l'hôtel, je retrouve Katie, une néo zellandaise rencontrée à fête de la veille, ainsi que ses compagnes de chambrée. Nous partons donc à 7 au parc naturel d'Iguazu, mondialement connu pour ses cascades.
Stéphanie, une des 3 compagnes de Katie parvient à nous faire entrer comme un groupe d'étudiant, ce qui divise le prix d'entrée par trois...
Pour nous repérer parmi la foule de touristes, je brandis une pomme rouge, recuperee du petit déjeuner. Nous sommes 7, une pomme rouge; nous devenons donc l'équipe "Blanche-Neige".
Nous commençons par "les Gorges du Diable", crique à l'extrémité du parc dans laquelle s'engouffrent des milliers de tonnes d'eau vrombissantes. La passerelle est en haut des gorges. Il est impossible de voir le fond tant la vapeur d'eau créée en bas des chute est importante. Puis nous arpentons le "upper circuit" sillonnant le haut des chutes, puis le "lower circuit" pour en voir le bas, et qui nous permet de prendre un bac pour rejoindre la petite île de Sa Martin offrant encore d'autres points de vue.
Malgré la foule, le rythme lent de la marche dû à l'étroitesse des passerelles encombrées, la magie des lieux ce côté Disney Land.
Nous retournons à Puerto Iguazu après 7h de visite.

Mercredi 14 Juillet 2010
Mickael, Priscilla, ainsi que les 3 compagnes de Katie (Stéphanie, Jessica et Marie) ont quitté la ville hier soir.
Je vais visiter le côté bresilien des chutes avec Katie. Nous passons fierement la frontiere avec un tampon supplémentaire sur notre passeport. Le côté brésilien, bien que plus éloigné des la plupart des chutes que le côté argentin n'en reste pas moins impressionnant. il offre une vision plus globale de l'intégralité du site. Le point fort de ce site est la passerelle pénétrant dans le bas des "Gorges du Diable".
Au retour, alors que nous quittons le côté brésilien, après le poste de police, Katie et moi franchissons la frontière "réelle", le Rio Iguazu à pied.
Elle prend le bus de 21h pour Buenos Aires.

Je profite de ce message pour embrasser Mickael et Priscilla (votre bouteille de vin était délicieuse;-) ), et Katie dans son île du bout du Monde!

Argentine, Episode V: San Ignacio et les missions Jésuites

Samedi 10 Juillet 2010
Ce matin, nous visitons les ruines jésuites de San Ignacio. L'après midi, celles de Santa Ana et de Loreto à une quinzaines de kilomètres de San Ignacio.
Les 3 missions sont construites selon le même schémas. Celle de San Ignacio est restaurée et l'ensemble des bâtisses est debout. A Santa Ana, on entretient ce qui reste pour pas que cela ne s'écroule. A 5 km de Santa Ana, en direction de San Ignacio, le bus me dépose seul sur le bord de la route. il me faut parcourir 3km à pied avant d'atteindre l'entrée du site de Loreto. Les gens ne semblent guère aimer marcher. Je profite donc seul de la magie des lieux. Seuls quelques murs subsistent. La jungle a pris le dessus sur les pierres. Même s'il n'y a pas grand chose "à voir", le silence et la nature subliment les vestiges de cette vieille mission. Je reste près de 2h à me promener, à m'asseoir sur les monticules de pierres vieux de 300 ans.
De retour à San Ignacio, je rejoins Mickael et Priscilla pour le spectacle de sons et lumières. Des scènes d'époque reconstituées sont projetées tantôt sur des murs d'eau, tantôt sur les murs de la mission. C'est vraiment bien fait et très prenant!

Argentine, Episode IV: Colonia Pelligrini et la réserve Ibera

Mercredi 7 Juillet 2010
5h45. Je descends du bus dans le terminal de la petite ville de Mercedes. je me renseigne sur le départ du prochain bus pour Colonia Pelligrini, à 150 km au Nord. Le premier et peut-être unique départ est à 12h30... Dans le terminal, je rencontre Jonas, un allemand de 20 ans qui est arrivé á 3h du matin et avec qui je semble partager le même but.
Vers 9h, nous réservons une "hospidaje", un tour en bateau et à cheval pour le lendemain à Colonia.
Nous arrivons vers 16h30. Depuis Mercedes, plus de goudron, mais de la piste. Colonia est un village de 700 âmes. A "l'hospidaje Ibera", je fais la connaissance de Mickael et Priscilla, un couple de Québécois.
Le lendemain matin, dans le froid, nous embarquons sur le petit bateau à moteur, prêts à mitrailler oiseaux et caïmans.
L'après midi, ballade à cheval. J'ai l'honneur et l'avantage de vivre ma première chute de cheval, et au galop... Mal fixée, la selle se retourne peu à peu, et moi avec. Curieusement, aucune égratignure. Le soir, nous nous offrons une promenade nocturne afin d'essayer de surprendre la faune dans l'obscurité. Nous ne voyons hélas que peu d'animaux.

Vendredi 9 Juillet 2010
Mickael, Priscilla, 2 belges et moi attendons le 4x4 que nous avons réservé pour Virasoro. Il a plu toute le nuit et pleut encore. Les pistes sont détrempées. Une fois le 4x4 chargé et nous à bord, le chauffeur entame le départ. Nous glissons, chassons et dérapons. Nous nous embourbons presque. Durant les 4h nécessaires pour rejoindre Virasoro, pourtant distante de 150km, nous sommes en dérapage constant et manquons plusieurs fois de finir dans les mares de boue sur les bas côtés.
Puis nous prenons un bus de Virasoro à Posadas, proche de la frontière du Paraguay, puis un autre qui nous amène à San Ignacio. Je ne suis plus qu'avec Mickael et Priscilla.

samedi 24 juillet 2010

Je suis vivant!

Bonjour à tous et à toutes!
Je suis désolé de ce long silence. Je suis en Bolivie, je n'arrête pas de bouger et de voir pleins de choses. Je pars ce soir pour La Paz. Je pense y rester un peu pour me reposer et mettre votre blog préféré à jour. J'ai aussi tellement de photos...
Restez assidus ;-)

Manu

mardi 6 juillet 2010

Argentine, Episode III: Buenos Aires

Samedi 3 Juillet 2010
Mon bus part à 8h. J'ai 30 minutes devant moi. Un dernier coup d'oeil sur Internet, histoire de voir si Santiago, mon hôte fantôme s'est manifesté. Non... Je verrai sur place. Je pense dormir 7h sur les 11h de trajet.
A la gare de Retiro, je consulte de nouveau internet. Santiago reste injoignable. Je regarde l'adresse de l'hôtel de Louis et Samuel et choisis un itinéraire combiné de métro et de marche optimisé.
Il doit être 20h30 quand je sonne à la porte du 920 bolivar, dans le quartier de San Telmo. C'est Juan, qui m'ouvre en me serrant la main et me souhaitant la bienvenue. Je monte les quelques marches qui mènent à la zone vie. J'arrive dans une pièce toute en longueur avec table à manger, cuisine, canapés, ordinateur. Au fond, un couloir donnant sur un patio. Les chambres sont sur la gauche tout le long. Chacun des habitants, garçons et filles viennent me faire la bise avec "el abrazo".
En 5 minutes, je suis en famille.
Ce soir, c'est le départ d'une des membres de l'hôtel. La fête commence dans la salle principale. Deux travestis nous rejoignent. Puis chacun se déguise et se maquille. A deux heures du matin, la dizaine que nous sommes partageons des taxis et nous rendons dans un lieu un peu "Alternatif". Il semble que cela soit "soirée perruque". De Fernet en Fernet, je me couche vers 6h du matin, je crois...

Dimanche 4 Juillet 2010
La température est extraordinairement agréable. Pour la première fois depuis mon arrivée en Amérique du Sud, je me promène en chemise, et manches relevées!
San Telmo est le quartier des artistes. Comme tous les dimanches, la rue Defensa se transforme en marché où sont exposés bracelets artisanaux, colliers, textiles, chapeaux, tasses à Maté... Ah oui! Le Maté! Imaginez un récipient de la taille d'un gros pot de yaourt. il est le plus souvent en terre. On le remplit aux trois quart d'herbes spéciales, puis d'eau chaude. On boit le Matá à l'aide d'une sorte de paille en métal dont un des deux bouts serait fermé, mais criblé de trous pour passer l'eau infusée. Cette boisson est typique du Nord de l'Argentine, du Paraguay et du Sud du Brésil. il n'est pas rare de croiser des gens dans la rue amenant avec eux tout leur "attirail à Maté".

Argentine, Episode II: Cordoba ou "Che Manu, un día más!"

Vendredi 25 juin 2010
Il est 22h quand je découvre la petite maison de Damian à Cordoba. Je dépose mes affaires et nous sortons 1h30 plus tard. Je déguste pour la première fois les "empanadas", sortes de rissoles mais avec de la viandes, des légumes. En fait, il peut y avoir de tout. Grâce aux connaissances de Damian, nous entrons partout gratuitement. Notre première boite de nuit de la soirée est le "Studio Theatro", un véritable théâtre avec balcon et loges réaménagés.Un ami de Damian, Fernando, ne peut pas entrer. Nous sortons donc et allons ailleurs, dans une discothèque où Fernando semble connaître tout le monde. Nous entrons une fois de plus gratuitement. Durant la soirée, je rencontre un groupe d'étudiants. En discutant, j'explique que je dors chez Damian mais sans matelas, à même le sol. Virginia, alias Vicky, qui vit avec son frère Javier, me propose de m'heberger, leur appartement ayant un lit de libre, et qui en plus est situé en centre ville.
Le lendemain, Damian, Fernando, Vicky et un autre ami de Damian, m'emmènent dans un petit restaurant typique, dont les murs sont tapissés de papiers sur lesquels, les clients ont laissé de petites phrases, des dessins au cours des années. Je déguste un "Mito". C'est 'a base de maïs, de morceaux de porc, d'oignons, le tout dans un bol et noyé dans une sauce. Je goûte au "Locro", semblable au Mito mais sans porc et le maïs est en purée. Il me semble qu'il y aie du fromage aussi. Puis soirée bowling et billard.

Mardi 29 Juin 2010
Sergio vit à Villa del Rosario. Il est sur le site CS et, me voyant connecté à Cordoba, à 70km de chez lui, il m'invite à visiter sa petite ville. Je m'y rends en bus. Je découvre Villa del Rosario où résident 16 000 âmes. Sergio me raconte son histoire alors que nous nous promenons au bord de la rivière. Sergio a 28 ans. Il vit avec sa mère en face d'une des deux usines qui fabriquent des meubles. il travaille `s la vente de ceux-ci. A côté de ça, il prend des cours de français et d'anglais, et fabrique son miel. C'est un jeune homme très ouvert et cultivé. Le lendemain apr`s midi, je l'accompagne à son cours de français, qui a lieu dans une des pièces du musée municipal. C'est un groupe de 7 personnes âgées de 11 a 65 ans je pense. tous sont ravis d'avoir comme ils disent "un vrai français" parmi eux. Par la suite, j'ai droit à une visite privée du musée. Je retourne le soir même à Cordoba.

Jeudi 1er Juillet 2010
Je cherche désespérément un hôte CS sur Buenos Aires où je souhaite me rendre demain. Après multiples demandes rejetées, on me répond enfin par l'affirmative. Je peux arriver demain soir à Buenos Aires. Je sais qu'il y a entre 10 et 11 heures de bus. Le départ sera à 8h.
Ce soir, je vais rencontrer Estefania, de CS, qui m'a présenté Damian. Nous passons une bonne soirée accompagnes du Fernet et de la guitare. Estefania est etudiante en tourisme et vit avec Solange, qui suit le même cursus. Elle m'invite à la fête de demain soir qui réunit tous les Couchsurfeurs de Cordoba. Mon hôte de Buenos Aires s'étant désisté pour demain, je me laisse convaincre de rester, un jour de plus (un día màs). Je ne quitterai donc jamais Cordoba...

Vendredi 2 Juillet 2010
Il est 22h lorsque Vicky et moi arrivons à la place San Martin, lieu de rendez-vous. Une fois tout le monde reuni, vers 23h, nous montons dans des voitures qui nous conduisent chez Fernando, qui a gentillement accepter de prêter sa maison pour la soirée. A mon arrivée chez Fernando, unmembre CS est deja en train d'installer spots et enceintes. La soirée prévoit de se finir...à 15h.
Je rencontre 2 français, Louis et Samuel, qui arrivent de Buenos Aires. Ils me conseillent un hôtel. Puis la soirée s'anime et, de Fernet en Quilmes (bière locale), accompagnés de quelques verres de vin, l'ambiance monte et la trentaine de personnes présente tourne entre la piste de danse, la cuisine et le patio.
Vicky et moi quittons la maison de Fernando vers 6h30. De retour à l'appartement, je prends directement mes affaires et me rends au terminal de bus.

Un énorme merci à Vicky et Jávier qui m'ont hébergé pendant 5 jours ;-)